17 août 2007
ElfriedE JelineK
"Les journaux du lendemain sont en vente, afin qu'on puisse dès vendredi pleurer sur le dimanche. Beaucoup nous sont supérieurs en beauté, en esprit, c'est écrit dedans. Mais que deviennent ceux dont on ne parle pas, que deviennent ces attachants pénis qui ne trouvent pas de port d'attache, où ces gens-là déversent-ils leurs petits ruisseaux? Où est le lit dans lequel ils entrent assoiffés et dont ils ressortent apaisés? Sur terre ils sont ensemble, inquiets pour leurs misérables organes, mais où déchargent-ils au printemps l'antigel censé les protéger l'hiver et empêcher leur moteur de caler? Où se manipulent-ils tout en se faisant manipuler par des syndicats? Quels corps parfumés se dressent, chaînes montagneuses, sur la voie qui les mène à leur cheptel domestique qu'ils égorgeront à coups de couteau et à leur famille domestiquée qu'ils défonceront à coups de bélier? Car : ces gens attachants qui doivent aussi montrer le plus grand attachement à leur travail, ne sont pas qu'un simple élément décoratif dans notre existence, ils saisissent leurs membres et prétendent les caser quelque part! N'oublions pas la façon dont les humains se cachent l'un dans l'autre, peut-être éviterons-nous ce faisant que l'atome nous détruise?"
Elfriede Jelinek, Lust, 1989, p. 123-124
Faut pas chercher. Juste, ce soir ça me parle et le style est grandiose.
11 juillet 2007
Lu un passage aujourd'hui...
... et c'est bien marrant!
et aussi un ptit peu de : 
un peu plus sanglant, certes, mais tellement bon :




